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La nappe de la Bahira

Allongée d'Est en Ouest, la plaine de la Bahira s'insère entre le massif des Jbilet au Sud et les plateaux des Rehamna et des Gantour au Nord et s'étend sur une superficie d'environ 5.000 km². La zone d’action de l’ABHT n’en compte que 3000 Km2 renfermants les parties occidentale et centrale de la Bahira. Une couverture secondaire et tertiaire constituée essentiellement par des formations du Maestrichien et de l'Eocène s'est déposée sur un socle paléozoïque fortement érodé. Ces formations affleurent au Nord, s'enfoncent au Sud de la plaine, et se terminent en biseau au Sud contre le massif des Jbilet. Dans la plaine, elles sont recouvertes par des dépôts néogènes et quaternaires. Deux unités aquifères d'inégale importance s'y distinguent : 

  • une nappe phréatique développée dans les formations alluvionnaires de la zone orientale et dans les limons, les marnes sableuses et les calcaires gréseux du plio-quaternaire dans la zone occidentale ;  
  • une nappe éo-crétacée ayant pris place dans les terrains calcaires s'étendant dans la quasi-totalité de la plaine. Cette nappe est libre dans les secteurs où la formation géologique affleure ou se situe à de faibles profondeurs. Elle est captive dans les zones où le réservoir est recouvert par des formations plio-quaternaires d'épaisseur importante.L'écoulement général se fait en direction de l'Oued Tessaout. Une partie de cet écoulement s'accumule dans le lac de Sed El Majnoun où elle s'évapore. Dans la partie occidentale de la plaine, un écoulement très faible se produit vers le lac Zima ou l'eau s'évapore également.. 


Au niveau de la Bahira occidentale et centrale, l’aquifère des calcaires crétacés montre une puissance moyenne de 50 m. Celui-ci est affecté d’une fracturation plus ou moins développée, ce qui le caractérise par une productivité très variable strictement liée au degré de fracturation. Les ouvrages d’exploitation captant ces calcaires produisent des débits oscillant entre quelques litres à la seconde à plus de 50 l/s.  Les infiltrations des eaux de pluie et du ruissellement des eaux provenant des Jbilet, estimés à 33 millions de m3 par an, constituent  la principale composante de la recharge naturelle des  nappes occidentale et centrale de la Bahira ; les sorties sont constituées des pompages répartis à raison de 9Mm3 pour l’AEP et 28 Mm3 pour l’irrigation.  La nappe des calcaires crétacés est exploitée au niveau du champ captant des Khoualka et N’Zalet Lâadem où l’on observe une tendance à la baisse depuis 1974, date de l’accroissement des prélèvements. Cette baisse s’est amplifiée à partir de 1985 atteignant, en moyenne, une valeur de 0.35 m/an au niveau de la Bahira occidentale et environ 1 m/an au niveau de la Bahira centrale, reflétant ainsi un déficit d'alimentation des années de sécheresse et un développement excessif des pompages.  Le bilan hydraulique est négatif au niveau de la nappe de la Bahira centrale et occidentale. Le destockage, de l'ordre de – 4 Mm3 en configuration moyenne, s'accentue en année hydro-climatologique déficitaire avec les effets conjugués d'une réduction des infiltrations des eaux pluviales et d’un accroissement des prélèvements agricoles.

Bilan de la nappe de la Bahira

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